lundi 23 décembre 2013

21/11/2011 11:22 Pour Noël, les Français veulent des livres

Cadeaux de dernière minute: Dix titres de livres qui pourraient vous sauver

NOEL - Si vous êtes très en retard et que vous manquez d'idées...

Voici les idées cadeaux  de dernière minute qui pourrait sauver votre Réveillon: un livre testé et approuvé par nos lecteurs.

 Le cadeau valeur sûre par excellence si l'on en croit ce sondage de Livres Hebdo.

1-Le sang de la trahison, d’Hervé Jourdain, Ed. Fayard, 8,90€

Prix du Quai des Orfèvres 2014

Le pitch: Une série de meurtres au sein du Palais de justice de Paris va mettre la célèbre brigade criminelle du 36, quai des Orfèvres sur les dents.

Pour qui? Pour votre père, amateur de polars bien ficelés qui se lisent en deux soirées, sans toutefois vous empêcher de dormir sur vos deux oreilles.

2-Le Défilé des vanitésCécile Sépulchre, Ed. Balland, 22,90€

Le pitch: Rédactrice en chef de L’Officiel de la mode, Cécile Sépulchre dépeint l’irrésistible ascension d’une jeune provinciale, Marine, au sein de la rédaction de Luxe Addict. Elle épingle avec dérision l’extravagance, les règles parfois étranges et les dérives du microcosme glamour de la mode parisienne. Un monde opaque, peuplé de diables et diablesses tous habillés en Prada. La mode, pour le pire et le meilleur.

Pour qui? Les fashionistas et les passionnées de mode.

3-Il faut beaucoup aimer les hommes, Marie Darieussecq, Ed. POL, 17€

Le pitch: La relation passionnée et possiblement unilatérale d’une actrice française avec un comédien afro-canadien, à Hollywood.

Pour qui? Pour la cousine vieille fille qui rêve toujours de rencontrer le prince charmant même à 50 ans passés ou bien votre sœur qui vient de se faire larguer mochement et qui ressasse.

4-Petites scènes capitales, Sylvie Germain, Ed. Albin-Michel, 18€

Le pitch: La triste vie de Lili et de sa famille, de l’enfance à la vieillesse (avec plein de morts et de malades).

Pour qui? Si vous rêvez de voir une personne de votre famille céder pleinement à la dépression et se suicider pendant (ou après) les fêtes.

5-Au revoir là haut, Pierre Lemaitre, Ed. Albin-Michel, 21€

Le pitch: Rescapés de la Grande Guerre, Albert et Edouard reviennent des champs de bataille la gueule cassée pour Edouard, démuni et sans le sou pour Albert. Ensemble, ils vont imaginer une arnaque aux monuments nationaux. Réponse au cynisme de la France de l’après-guerre.

Pour qui? Pour le beau-frère prof d’histoire et les amateurs de polar historique.

6-La Garçonnière, Hélène Grémillon, Ed. Flammarion, 20€

Le pitch: Un psychanalyste se retrouve derrière les barreaux à Buenos Aires, accusé d’avoir tué sa femme. Une de ses patientes tente de mener son enquête pour comprendre comment cette épouse mystérieuse est morte. Elle devra alors replonger dans son passé marqué par la sanglante dictature militaire.

Pour qui? Pour la tante qui s’est promis d’apprendre le tango ou d’aller enfin en Argentine en 2014. Ou l’oncle psy.

7-Le roman du mariage, Jeffrey Eugenides, Ed. de l'Olivier, 22€

Le pitch: Un trio amoureux. L’Amérique des années 1980. Trois étudiants se croisent et tombent amoureux sur le campus de leur université. Entre découverte de la littérature, de la passion et des voyages, ce roman épouse les pas de Madeleine, déchirée entre le sombre Leonard et le timide Mitchell.

Pour qui? Pour le jeune frère/soeur qui cherche l’amour et le sens de sa vie.

8-Histoire d'une femme libre, Françoise Giroud, Ed. Gallimard, 18,50€

Le pitch: Après sa tentative de suicide ratée, Françoise Giroud s’était lancée dans l’écriture pour digérer et mettre en mots son éviction de L’Express et sa rupture avec Jacques Servan-Servan-Schreiber. Des confidences touchantes d’une femme blessée et courageuse, qu’Alix de Saint-André a retrouvées et on lui en sait gré.

Pour qui? Pour une maman féministe (ou une belle-maman).

9-Le quatrième mur, Sorj Chalandon, Ed. Grasset, 19€

Le pitch: Georges rêve de paix pour le Liban, dans ce début des années 1980, quand il monte la pièce Antigone de Jean Anouilh. Mais l’espoir se fracasse à Beyrouth, brisé sur les haines qu’entretiennent les différentes communautés religieuses. Un livre à la fois bouleversant et violent, nourri de l’expérience de Sorj Chalandon, grand reporter àLibération durant ces années de ténèbres.

Pour qui? Pour les grands neveux ou les grand cousins qui rêvent de voir le monde

10-Jérôme Cahuzac, les yeux dans les yeux, Charlotte Chaffanjon, Ed. Plon, 15,90€

 Le pitch: Cet ouvrage d’enquête dissèque le scandale politico-financier qui a ébranlé la République. Argent, pouvoir, trahison, repentance… Tous les ingrédients du livre à suspens sont présents. Avec un petit truc en plus: il s’agit là de la réalité.

Pour qui? Votre Tonton qui trouve que «de toute façon, de nos jours, on nous cache tout»


samedi 16 novembre 2013

La fin de l'homme rouge

Svetlana Alexievitch, prix Médicis de l'essai pour "La Fin de l'homme rouge" (Actes Sud).

Le Prix Femina étranger attribué à Richard Ford

Auteur de romans et de nouvelles, Richard Ford a été doublement récompensé en 1996 par le prix Pulitzer et le PEN/ Faulkner Award, pour son roman le plus fameux, Indépendance.

Né dans le Mississippi, c’est cette région que Richard Ford évoque dans son premier roman publié en 1976, Une mort secrète. Malgré de bonnes critiques, ses premières œuvres de fiction se vendent peu. Il lâche la plume de romancier pour celle de journaliste au magazine new-yorkais "Inside Sports".

Le Goncourt des lycéens attribué à Sorj Chalandon pour "Le Quatrième Mur"

Le lauréat du Goncourt des lycéens, Sorj Chalandon, à Paris, le 27 octobre 2011. | AFP/PATRICK KOVARIK

Le 26e prix Goncourt des lycéens a été attribué, jeudi 14 novembre à Rennes, à l'écrivain et journaliste Sorj Chalandon pour Le Quatrième Mur (Grasset), récit bouleversant de l'utopie d'un metteur en scène qui veut monter Antigone à Beyrouth, en pleine guerre du Liban, et se retrouve au cœur de l'enfer.

"Je suis touché et fier pour le livre et d'autant plus touché que ce prix est pur et cristallin", a réagi Sorj Chalandon. "C'est l'une des plus belles choses que vous pouviez me faire à moi (...). C'est un baume", a ajouté l'écrivain et journaliste, lauréat du prestigieux prix Albert Londres en 1988.


Marie Darrieussecq reçoit le prix Médicis 2013 pour «Il faut beaucoup aimer les hommes.

Marie Darrieussecq à Paris en août 2007. | AFP/PIERRE VERDY

Marie Darrieussecq a reçu, mardi 12 novembre, le prix Médicis pour Il faut beaucoup aimer les hommes(POL), roman sur la passion brûlante de deux amants, Solange, une Blanche, et Kouhouesso, un Noir, entre Hollywood et la forêt camerounaise. 

L'auteure de 44 ans a été choisie au premier tour avec cinq voix, contre deux à Philippe Vasset (La Conjuration), une à Céline Minard (Faillir être flingué) et une à Frédéric Verger (Arden).

NDLR le monde.


Serge le lama busness

La «lamamania» pourrait finir par rapporter gros. Depuis qu'il a été«kidnappé» et promené dans les rues de Bordeaux par cinq jeunes éméchés, avant de faire un voyage en tramway, durant le week-end de la Toussaint, Serge le lama est devenu la coqueluche des réseaux sociaux. Cette popularité fulgurante n'a pas échappé aux radars de grands annonceurs. Certaines marques comme Air France-KLM, pour promouvoir ses vols vers le Pérou, ou Axe et son «Lamastronaute» ont habilement exploité sur Twitter le «buzz» suscité par la folle aventure de l'animal.

dimanche 10 novembre 2013

Serge le lama

Ce soir Serge le lama est fauché, sans argent pas de sortie en boîte, il attend un miracle, que ces 5 potes bordelais viennent le chercher...il s'ennui..

mercredi 6 novembre 2013

Le prix Femina à la Camerounaise Léonora Miano pour «La saison de l'ombre»

Le prix Femina 2013 a été attribué mercredi à la Camerounaise Léonora Miano pour La saison de l'ombre (Grasset), roman sur le basculement d'un monde pour une communauté africaine confrontée à la traite négrière et à la disparition d'êtres aimés. «Léonora Miano est née en 1973 à Douala, au Cameroun. C'est dans cette ville qu'elle passe son enfance et son adolescence, avant de s'envoler pour la France en 1991, afin d'y entamer des études universitaires», précise une biographie sur le site officiel de l'auteur.

lundi 4 novembre 2013

Yann Moix lauréat du prix Renaudot 2013

Le prix Renaudot a été décerné ce lundi midi au restaurant Drouant à Paris. Cette année, c’est Yann Moix qui a été récompensé pour "Naissance", un ouvrage de près de 1.200 pages (qui a failli en faire 500 de plus) qui débute par la venue au monde de l'auteur sous les insultes de ses parents.
NDLR: 20minutes.



04/11/2013 10:37 Pierre Lemaitre remporte le Prix Goncourt pour son roman «Au revoir là-haut»


Fin du suspense ce lundi pour Lemaitre, Verger, Tuil et Toussant, les quatre finalistes en lice pour le prix Goncourt 2013. Pierre Lemaitre a été proclamé ce lundi au restaurant parisien Drouant 110ème lauréat du prix littéraire qui suscite chaque année l’agitation médiatique la plus intense. Le jury présidé par Edmonde Charles-Roux, 93 ans, couronne ainsi son roman Au revoir Là Haut(Albin Michel).

Le Goncourt et le Renaudot sont remis ce lundi, donnant le coup d’envoi de la saison des prix littéraires.

Cette fois, les Dix — le surnom des membres de l’académie Goncourt — se sont surpassés. Nous « fourguer » comme ça, à quelques encablures de la remise du Goncourt, décerné aujourd’hui à 13 heures chez Drouant, place Gaillon dans le IIe arrondissement de Paris, une liste de quatre finalistes aussi sioux relève du grand art. « Les quatre ont leurs chances », constatait-on encore vendredi dans l’une des maisons d’édition concernées.

Revue des troupes. D’un côté, échappé dès le départ, aspiré par la caravane publicitaire des médias, Jean-Philippe Toussaint, un nom de circonstance pour un prix remis en novembre, avec « Nue » (Editions de Minuit). Trois atouts majeurs. Une stature d’écrivain reconnu qu’il faudra bien récompenser un jour. Une fin de tétralogie — « Nue », plongée dans le sentiment amoureux autour du personnage de Marie, boucle la boucle d’une longue entreprise romanesque. Cerise sur le gâteau, l’éditeur le plus chic de Paris : Marguerite Duras et son « Amant » ont connu la gloire à cette adresse, Samuel Beckett et Claude Simon y ont décroché le prix Nobel, Jean Rouaud y a vu son destin de kiosquier transcendé.

Lemaître course Toussaint 

Toussaint était donc Goncourt plein pot lorsqu’un candidat, profitant d’une bordure par plein vent, s’est faufilé en tête de course. Il s’appelle Pierre Lemaître. Il courait jusqu’alors dans les critériums du roman noir. Et là, paf, à l’aube du centenaire de la Grande Guerre, Lemaître a dégainé une histoire de poilus rescapés du carnage à qui la France n’a rien su dire d’autre que « ciao, bye-bye et à la revoyure ». Résultat, ils ont monté l’arnaque du siècle pour se venger. Fort de ce turbo intitulé « Au revoir là-haut », Lemaître, publié chez Albin Michel, est venu prendre la roue de Toussaint, puis il a placé un costaud démarrage qui en a fait, cette semaine, le grand vainqueur de la revue « Livres Hebdo », bible incontestée de la profession.

Mais une vue d’hélico a signalé tout à coup le maillot d’un outsider, un apprenti Froome, discret, balançant la tête avec un rythme de petit taureau : Frédéric Verger. Un premier roman, « Arden ». Le nouveau Alexandre Jenni de la littérature. Le Jonathan Littell du baroque. A l’inverse de Lemaître, son livre n’est pas grand public, mais il révèle un grand auteur et un thème puissant. Dans un pays d’Europe centrale, à l’aube des premières offensives nazies, deux auteurs d’opérettes envisagent, comme un salut, une œuvre salvatrice. Grand culot et grand souffle. Verger est remonté il y a huit jours comme une bombe dans les pronostics. Les Goncourt aiment cette catégorie de routier sprinteur.

Quant au quatrième gagnant possible, c’est une gagnante, Karine Tuil. Elle court chez Grasset avec « l’Invention de nos vies », un roman qui repose sur une imposture d’identité. C’est sans aucun doute le livre le plus ambitieux de la romancière. Depuis 2005 et « Trois Jours chez ma mère », de François Weyergans, Grasset est affamé de Goncourt. Les académiciens se fendront-ils d’un « honneur aux dames »?
NDLR 20 minutes.



dimanche 27 octobre 2013

C'est la rentrée littéraire


La saison des prix littéraires va commencer, le prix Goncourt est dans huit jours. C'est l'occasion de faire le point entre les livres papiers et les livres électroniques, alors faites vos paris.
Question: Est-ce que le prix littéraire influence t-il la ventes des livres?
Sachez qu'il existe le prix littéraire des blogueurs: 
http://prixlitterairedesblogueurs.hautetfort.com/

Aménagez votre intérieur - vos espaces, vos envies, mes conseils

En novembre 2013, Sophie Ferjani nous emmène encore dans son univers déco, avec un nouveau livre : "Aménagez  votre intérieur".


Diplômée de l'École Nationale Supérieure des Arts appliqués et des Métiers d'Art, Sophie Ferjani dessine la réponse aux problèmes d'aménagement intérieur. Ses apparitions dans l'émission "Maison à vendre" sur M6 n'ont pas laissé indifférents les amateurs d'intérieurs.

Le livre est déjà en  pré-commande, alors ne tardé plus...

Le grand prix du roman de l'académie française 2013

Cette année 2013, le grand prix du roman de l'académie française est attribué à Christophe Ono-Dit-Biot, avec son roman PLONGER, un roman vibrant, dont voici le résumé:

«Ils l'ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d'un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau.»
Un homme enquête sur la femme qu'il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon.
Elle était artiste, elle s'appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe.


samedi 26 octobre 2013

Christophe Michalak

Le chef pâtissier du Plaza Athénée nous offre ses recettes les plus gourmandes des régions de France dans un livre intitulé: Les meilleurs desserts de France
Découvrez un voyage de France avec ces recettes les plus savoureuses.

De la lumière à l'oubli

Cette semaine, le tapis rouge est pour Michel Drucker, avec son nouveau livre: "De la lumière à l'oubli".
 Il nous décrit les hauts et les bas des stars, des personnalités publiques...Ce livre est une leçon de la vie, un vrai tourbillon de vie

mercredi 19 juin 2013

Combien veux-tu m'épouser ?

Voici le nouveau roman de Sophia Azzeddine: Sur une île privée des Seychelles, Tatiana, une riche "bécasse sentimentale", "pintade idéaliste", rencontre Philip, qui est moins riche mais très beau. Ils tombent amoureux, décident de se marier. Tel un choeur de pleureuses en Gucci, quantité d'observateurs (la femme de ménage de l'hôtel 1 000 étoiles, l'entourage des mariés) racontent tour à tour leur vision de ce mariage en plaqué or. Et c'est impitoyable. Et cela donne des convulsions, de rire. (NDLR le point)

Pourquoi le lire?

Parce que cette histoire a tout d'un conte de fées à la noix de coco, sauf que c'est une experte en démolition qui est aux manettes. Alors, ça saigne. Parce que c'est cruel, hystérique, cocasse. Et parce que tout ce fric qui empêche de respirer et de rêver, c'est drôle à pleurer.

Et si on épousait une millionnaire ? 

Ce roman décrit la société actuelle,
chaque personnage prend la parole et décrit avec vivacité ce couple en chemin vers l’autel.
Ce roman décompose une société d’ultrariches, entre Los Angeles et Paris, l’Italie et Genève, une société d’égoïstes, botox, alcool, virée entre copines, shopping à l’autre bout du monde, et surtout, apparences trompeuses.
Le bonheur est-il au bout du chemin ? La romance est-elle permise aux pauvres ? Le rêve est-il accessible aux ambitieux ?
(NDLR livre Fnac).

dimanche 3 mars 2013

Critique sur le livre"belle et bête" Marcela Iacub

Il y a bien longtemps qu’un certain don Quichotte est sorti de sa bibliothèque pour partir à la rencontre du monde. Marcela Iacub a fait de même. Elle aussi a quitté son grand appartement hausmannien, peuplé de livres et de sa chienne Lola, et elle s’en est allée à la recherche d’un homme au visage triste dont elle avait suivi, à la télévision, la triste aventure. De son voyage “au bout de la tristesse du monde”, écrit Éric Aeschimann (Le Nouvel Observateur), l’auteur “a rapporté un trésor : un éclat de réel” ; pourquoi pas un éclat de rire, puisque ce réel, devinez quoi, c’est un cochon, ou plutôt un être double, mi-homme, mi-cochon. La belle s’est amourachée de la bête au point de vouloir sacrifier tout son avenir pour une heure passée entre ses pattes. C’est la Recherche de Marcela, la recherche du cochon perdu. À l’ombre des jeunes filles en pleurs. Car Marcela est à Marcel ce que Iacub est à Proust. “Je voulais créer une théorie de l’amour à partir de ma situation : une nonne qui tombe amoureuse d’un cochon. Une nonne qui se détourne de la grandeur de l’amour divin pour se vautrer dans les ordures.”

Qu’une femme qui est juriste et chercheuse au CNRS s’aventure, dans des eaux saumâtres, à la frontière du public et du privé, du droit et de l’imprescriptible, de l’expérience intime et du social, du sexe et du pouvoir, du désir et du calcul, de la fiction et du réel, ne devrait pas nous surprendre ni nous choquer. C’est après tout le droit de chacun de faire de sa vie un champ d’expérience sans autre limite que celle qu’il se fixe. C’est ce que fait tout artiste ou tout écrivain, qu’il s’appelle Kafka ou Sophie Calle, Sade, Bataille ou Jean Genet : mener des recherches, au-delà des limites connues, dans ces zones non cartographiées de l’expérience humaine, sur le rapport au temps et à l’espace, au corps et au genre, au désir… Inventer de nouvelles formes de subjectivation, c’est le sens de l’expérience littéraire, que d’explorer à mains nues, sans autre instrument que son corps et ses sens…

Un combat du bas contre le haut

L’anthropologue américain Paul Rabinow rapporte le cas du biologiste Wilson qui, se découvrant atteint de leucémie, décida de faire de son corps un champ d’expérimentation illimité. ” Experimental life”, c’est en ces termes que Rabinow définit la vie de Wilson. Kafka, appelait cela “mes recherches biographiques”, une descente vers les puissances obscures, le déchaînement d’esprits naturellement liés, les étreintes louches… (Quand il évoque ce qu’il est en train d’écrire, Kafka dit : “mes histoires d’animaux, mes recherches sur le couinement… mon bégaiement”.) Experimental life”, cela signifie faire de sa vie le champ (le plus exigu qui soit) d’une vaste enquête (la plus vaste qui soit) : ce que Kafka appelle l’histoire mondiale de son âme. C’est un combat du bas contre le haut. C’est une dissuasion du plus faible au plus fort. “Un assaut contre la dernière frontière terrestre et un assaut mené d’en-bas, à partir des hommes…”

Mais s’aventurer au-delà des frontières connues, cela demande une certaine expertise cartographique, un sens de l’orientation, de l’habileté, de la ténacité et des précautions… Quand cela est bien fait, il en résulte un élargissement de l’expérience humaine, on découvre des pans de réalité nouveaux, on fabrique du réel. Dans une lettre à Henry James, Stevenson compare les écrivains à des plongeurs qui s’aventurent dans les profondeurs et reviennent à la surface les yeux injectés de sang…

C’est cette exigence qui poussait le compatriote d’adoption de Marcela Iacub, Witold Gombrowicz, à chercher une forme nouvelle, qui aurait rétabli des liens vitaux avec l’expérience, celle qui allie la beauté à la laideur… une forme doublée de honte : une beauté déglinguée comme il la reconnaissait chez Jean Genet, une beauté pour ainsi dire sale, inférieure et persécutée.

“Nous professons en public la Beauté, le Bien, la Vérité mais en privé nous cultivons une culture minable, inférieure, mineure.” “La Vénus de Milo, les Apollons, le Parthénon, la Sixtine et toutes les fugues de Bach, je les donnais pour une seule et triviale plaisanterie, prononcée par des lèvres fraternisant avec l’avilissement, des lèvres avilissantes. La tâche de l’artiste n’est-elle pas de transformer l’indélicatesse en délicatesse, l’indécence en décence ?”

Voilà ce qu’on aurait voulu dire en défense du livre de Marcela Iacub, de son droit à la littérature et à la fiction. Au lieu de cela, qu’avons-nous ? Un rebondissement dans l’affaire DSK. Une performance médiatique. Un dispositif panoptique de téléréalité aux antipodes de l’espace du roman, de la fiction ou de l’autofiction. Logique publicitaire aux antipodes de ce qu’est la littérature. Le titre du Nouvel Observateur ne laisse aucun doute sur le sens de l’opération “Marcela Iacub : mon histoire avec DSK”. Non pas une affaire littéraire mais un imbroglio, littéraromondain, un télescopage organisé, entre deux affaires de nature très différentes, deux histoires, deux unes de journaux à deux jours d’intervalle, un scoop de tabloïd et un récit à clef, l’un dévoilant les clefs de l’autre, avant même que le livre ne sorte pour en assurer à la fois la promotion et, en cas de poursuites, l’impunité.

Une envoyée spéciale du désir

Il s’agit de phosphorer au scandale exactement comme le font les Closer et autres tabloïds. Les extraits du livre à paraître, l’interview ne laissent aucun doute : ce qu’il s’agit de rendre public, c’est une liaison sulfureuse, sans médiation entre l’auteur du livre et l’objet du scandale. L’objectif est clair : s’assurer de tous les profits du scandale en s’abritant derrière l’ immunité de l’expérience littéraire. Sauver l’opération médiatique au nom de la “stupéfiante puissance littéraire” d’un livre que personne n’a lu sauf quelques initiés qu’il faudrait croire sur parole… Il s’agit de créer autour d’un livre absent un buzz dont on espère qu’il profitera le moment venu de la rumeur ainsi créée. Cela s’appelle “créer le contexte” ou, selon le mot du spin doctor de Tony Blair : “faire la météo”.

À lire l’interview de l’auteur qui explique sa démarche dans Le Nouvel Obs, (c’est donc que le livre n’y suffisait pas), Marcela Iacub serait une sorte d’envoyée spéciale, de reporter “Embedded dans les zones infernales du désir”, prête à payer de sa personne pour découvrir la vérité au fond du puits de l’abjection. Comme le rappelle avec humour le sociologue Michel Wieviorka, cette expérience constitue un cas d’école exemplaire de ce que l’on appelle, en sociologie, une “observation participante”.

Il y en a pour tous les goûts

“Kamikaze de la vérité”, Iacub mettrait son corps en jeu, sa pureté de nonne, pour s’accoupler avec un cochon qu’elle qualifie de “merveilleux” au risque de réduire la portée de son sacrifice. Voilà ce qui s’appelle une “littérature expérimentale, violente comme ce qu’elle traverse, inspirée par un esprit de risque et de performance” (Philippe Lançon, Libération). La belle chercherait à approcher au plus près de la corne du taureau ! C’est donc que cochon a aussi une corne. Nous voilà passés sans transition du cochon de Iacub au taureau de Leiris : “De la littérature considérée comme une cochonnerie.”

Mais le pauvre Michel Leiris n’est pas le seul invité à comparaître. “Bien avant Freud, Sade, Foucault, Hervé Guibert et même Chesterton !” Faut-il que la performance iacubienne soit si peu crédible pour qu’elle ait besoin de tant de lettres de créances. “De Michel Houellebecq à Catherine Millet, de Christine Angot à Régis Jauffret, d’Emmanuel Carrère à Virginie Despentes” Il y en a pour tous les goûts, toutes les cibles comme on dit en marketing. Leslie Kaplan a eu raison de dénoncer dans son blog “ce spectre de la connerie totale”. On aurait tort en effet de se gêner devant une telle accumulation d’âneries. Deux exemples : “On naît, on vit et on meurt impur, contaminé par le spectacle lumineux et ténébreux de soimême et des autres” (Philippe Lançon). Soit. Mais encore ? “Vous en aviez rêvé, Marcela Iacub l’a fait !”, dit Gérard Lefort ! Quoi donc ? Baiser avec DSK ? Non : “baguenauder”, “une activité de plein air hautement encourageante”. “Loin des cabinets psy, fosses d’aisances où faut en chier.”

Dis comme ça, effectivement. Comment s’étonner du résultat…

Christian Salmon est l’auteur de Storytelling. La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprit (La Découverte)

par les Inrocks
le 28 février 2013 à 10h10



La violence faite aux hommes ( une réalité taboue et complexe)

RÉSUMÉ
Il n'y a jamais d'éclair dans un ciel bleu

Le féminisme nous a ouvert les yeux sur la violence conjugale. Il a contribué et continue de contribuer à l'évolution positive de notre société. Certaines féministes, par contre, n'ont ouvert qu'un seul oeil sur cette violence : celle faite aux femmes. Elles ont délibérément fermé l'autre oeil, celui qui devrait être ouvert sur la violence faite aux hommes.

La raison en est très simple : elles ont fait de la violence conjugale un débat politique, où l'homme est perçu comme l'abuseur et la femme la victime, plutôt que de présenter la violence dans son intégralité. Or, c'est un réel phénomène social dont les causes et les solutions ne sont pas d'ordre politique ou sexuel, mais plutôt socio-économique.

Peu d'auteurs ont eu le courage de s'élever contre la rectitude politique actuelle dominée par le lobby féministe radical qui rend l'homme seul responsable de toute violence domestique, malgré des faits scientifiques indéniables contredisant cette exagération. Yvon Dallaire nous présente des faits surprenants, presque incroyables à première vue, démontrant que la prévalence de la violence féminine est égale à celle de l'homme. On y apprend même que certains types de violence se retrouvent davantage du côté des femmes, comme celle qui se pratique envers les enfants.

L'objectif de l'auteur n'est pas de lancer un débat à savoir lequel, de l'homme ou de la femme, est le plus violent, mais plutôt de susciter une réelle prise de conscience de toute la réalité de la violence conjugale et familiale. Le but est que, ensemble, hommes et femmes puissent arriver à l'éradiquer. Pour ce faire, il importe de connaître les réelles dimensions de cette violence, plutôt que de rechercher un coupable unique, toujours le même, qu'on s'acharne à punir. De fait, la violence, qui se vit à deux, ne peut être le résultat que d'une malheureuse escalade réciproque (schismogenèse complémentaire).


TABLE DES MATIÈRES
Introduction : Le contexte actuel

1. Les préjugés contre les hommes
2. Des statistiques surprenantes
3. Pourquoi les hommes n'en parlent pas
4. Le cercle vicieux de la violence
5. Les réactions féministes
6. Pourquoi les hommes vivent avec des femmes violentes
7. Le syndrome de la femme battue
8. Pour mettre fin à l'impasse
9. Vous croyez que j'exagère ?

Conclusion : Je plaide coupable

Annexe : Les groupes d'entraide pour homme

Médiagraphie (bibliographie et sites internet)



TÉMOIGNAGE(S)
Merci monsieur Yvon Dallaire et votre équipe pour toutes les choses que vous faites pour les hommes.

Vous expliquez ce que les hommes ont besoin dans vos livres et vous êtes très peu à le faire.

Votre livre sur la violence faite aux hommes m'a beaucoup ébranlé.

Je me suis senti compris sur des choses que je vis depuis que je suis jeune (J'ai 42 ans).

Merci de prendre soin de nous les hommes et de prendre notre défense.

Pierre Vachon
Entrepreneur briqueteur- macon
Président de Maconnerie bel ouvrage inc.



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Bonjour monsieur Dallaire

J'aimerai vous remercier pour ce livre que vous avez écrit. Je l'ai découvert en furetant chez Archambeault; il est particulièrement véridique. Je sais de quoi je parle car je suis moi-même un homme violent qui a eu de la chance c.a.d. qui a eu de l'aide mais non pas sans en avoir payé le prix de sa dignité (casier judiciare) à l'appui.

Votre livre ne sert d'excuse à ma violence passée, mais à mieux comprendre la société dans laquelle je vis et les mécanismes complexes qui unissent un homme et une femme, tout ça à l'intérieur d'une famille.

Pour moi, il n'y à pas de solution généralisé à la violence, il y a des solutions intimes non pas basées sur la raison (sinon je ne serai pas en train de vous écrire), mais sur les émotions. C'est un terrain glissant pour moi, bref je m'arrête là, le but de cette lettre étant de vous remercier pour ce livre.

Je vous souhaite un bonne journée

André Coulombe

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Bonjour,

Je réponds à votre invitation à réagir suite à la lecture du texte sur la violence féminine que l'on retrouve sur le site internet annonçant votre livre La violence faite aux hommes. C'est un sujet qui me touche personnellement et qui pourrit mon milieu de travail. J'y suis entouré de femmes jeunes et moins jeunes et le savoir-vivre n'est pas toujours au rendez-vous. Je serais même porté à dire qu'il n'est pas bien vu de parler de la violence des femmes quand elles sont majoritaires dans le milieu. Mais j'ose quand même.

Je serais curieux de savoir si votre livre s'est bien vendu et quel genre d'accueil on lui a fait ici, si vous avez envie de m'en glisser mot.

Un ami Français, grand voyageur devant l'éternel, m'a mentionné que ce genre de phénomène semble beaucoup plus courant au Québec qu'ailleurs dans le monde industrialisé. Peut-être encore un effet pervers de l'infantilisation des masses entreprise depuis quelque temps par nos multiples et omniscients gourous du gouvernement et de la rectitude politique. Mais là, je parle au travers de mon chapeau.

Quand je parle ci-dessous de féminisme qui " envahit une société patriarcale... " je fais référence aux stratégies individuelles qui deviennent populaires à cause de leurs résultats. Ces stratégies, nées d'une autre époque, sont copiées et adoptées par des personnes qui y voient une façon commode et éprouvée pour parvenir à leurs fins, sans comprendre les raisons et le contexte qui sont à l'origine de ces stratégies. Ça va finir par leur nuire, à eux et à ceux et celles qui ont mené de durs combats pour quelques acquis relativement fragiles.

Je suis entièrement d'accord avec vous sur la nécessité de remettre certaines pendules à l'heure... Je m'y emploie moi-même depuis que je sais parler et que je ne suis pas sûr que finalement le jeu en vaille la chandelle, comme on dit... Quand une stratégie comme le féminisme ou le culte de l'enfant roi réussit à envahir à ce point une société notoirement patriarcale comme la nôtre, il faut s'attendre à voir certains hommes se chercher des repères. La vérité est très dure à accepter quand on la fuit constamment et la mode de la médication à outrance en vogue ces jour-ci dans notre beau pays ne fait rien pour améliorer les choses. Les éducateurs abdiquent. Les politiciens magouillent. Les médecins écoutent, mais n'entendent pas. Les petits garçons sont tartes à l'école comparés aux gentilles et studieuses filles. La seule génération existante ici semble sur le point de prendre sa retraite. Qu'elle prépare depuis longtemps. Le temps se réchauffe et la guerre en Irak qui traîne en longueur... la drogue dans les sports... le mensonge... la jalousie. Peut-être mon humble avis vous semblera-t-il un tantinet loufoque, mais j'ai l'impression que nous glissons lentement vers la décadence. Je crois même qu'il y en a que ça amuse et qui en profitent. Je suis pas sûr, juste un mauvais feeling. Dans un tel contexte, la violence des femmes est probablement perçue comme normale et excusable. Et toujours discutable. Je crois même qu'on la trouve drôle quand c'est un téléroman à saveur humoristique bien de chez-nous. Comme du théâtre, quoi ! Je viens de lire un article de la revue l'Actualité sur la torture et les commentaires d'un professeur de droit de Harvard qui en justifie l'usage. Il mentionne le fait qu'il n'a aucune objection à ce que des machos arabes soient humiliés et exposés nus devant des femmes soldats, pour leur apprendre, " quin toé, c'est quoi la bonne manière ". Cet homme enseigne ! À Harvard !

Bien à vous et bon courage.

Claude Lefebvre, Citoyen
dosilaresol@yahoo.ca

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M. Lefebvre,

Oui, mon livre a reçu un excellent accueil. En fait, le livre La violence faite aux hommes est une reprise augmentée du chapitre 4 de mon livre Homme et fier de l'être, dans lequel j'aborde l'ensemble de la condition masculine actuelle. J'en ai fait un livre indépendant parce que, suite à la sortie de ce livre, j'ai reçu énormément de demandes d'entrevue de la part des médias tant écrits qu'auditifs ou visuels. J'ai pensé que si ce chapitre suscitait tant d'intérêt qu'il valait la peine que j'en fasse le #1 de la collection MISE AU POINT des éditions Option Santé afin de, comme vous dites, de remettre les pendules à l'heure.

Bonne journée,

Yvon Dallaire, psychologue et auteur

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La violence a toujours existé. De nos jours, elle est activement dénoncée dans les médias. Mais ces derniers ne rapportent que la violence des hommes envers les autres hommes ou femmes et, très sporadiquement, celle commise par les femmes. La violence conjugale subit le même sort : les hommes sont toujours les coupables, les femmes systématiquement les victimes.

Yvon Dallaire s’est penché sur la violence physique dans le couple et dénonce ce jugement hâtif. Fort de son expérience professionnelle et appuyé de statistiques, il démontre que la femme violente et l’homme battu ne sont pas des vues de l’esprit. C’est une réalité aussi importante que celle de la femme battue, mais il n’est pas de bon ton de la prendre en considération. L’auteur souhaite rééquilibrer les données. La violence conjugale n’est pas d’ordre sexiste. Pour l’éradiquer, hommes et femmes doivent en prendre conscience.

Ce livre, court, percutant et sans jugement nous dévoile un problème de société sur lequel nous ne pouvons fermer les yeux. Yvon Dallaire nous rapporte des données compilées, des analyses pour appuyer cette affirmation : la femme peut être aussi violente. En fait, nous avons tous un potentiel de violence.

Ce qui dessert l’homme : son image. Il est le « fort ». Alors, c’est sur lui que repose le contrôle, la maîtrise de soi et des émotions ; la femme, elle, est déculpabilisée de ses écarts de conduite, car elle est la « faible » apparente. Si les féministes ont effectué un travail merveilleux et encore non achevé pour défendre la cause des femmes, certaines ont peut-être, au passage, « démasculiniser » l’homme. Il y a certainement un juste équilibre à revoir dans tout ça.

Cet ouvrage est pour tout public et a fortiori pour les hommes dans de telles situations. Ils ne se sentiront plus seuls. Certains, voire certaines, pourront être choqués. Je leur conseille de prendre le risque de le lire pour pouvoir se poser toutes les questions sur la problématique. Le jugement ne peut venir que d’une réflexion approfondie par la maîtrise de toutes les facettes d’un sujet.

Nombre de pages : 60
Prix : 11,95 $
Editeur : Option Santé www.optionsante.com
Photographie de l’auteur et de la page de couverture : Erick Labbé

Par Luc Bertrand
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